L’Association Suisse pour la Recherche sur l’Alzheimer (APRA) est une association à but non lucratif, dont la vocation est de financer en Suisse, plus spécifiquement à Genève, des projets de recherche fondamentale et clinique sur la maladie d’Alzheimer.

La naissance de l’APRA est liée à l’histoire personnelle de ses membres fondateurs, touchés de près par cette maladie. Si tout espoir était vain pour leur proche, ils souhaitaient que leur combat serve à d’autres familles.

C’est en unissant nos forces, nos compétences et nos moyens, quels qu’ils soient, que nous permettrons aux chercheurs.es et à leurs équipes de trouver un traitement durable.

Prendre soin de la recherche, c’est prendre soin de soi, de ses proches et des générations futures.

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives (50 à 70% des cas).

Au fur et à mesure de son avancée, la perte de la mémoire progressive est accompagnée de signes de désorientation, de changements d’humeur et de comportement puis l’état confusionnel s’installe.

La maladie d’Alzheimer est un enjeu majeur de santé publique qui affecte un nombre sans cesse croissant de personnes en Suisse et dans le monde. Une nouvelle personne est affectée toute les 17 minutes en Suisse.

La maladie touche plus les femmes que les hommes (67% contre 33%).

Alzheimer ne touche pas que les seniors et peut frapper dès 40 ans.

L’Association Suisse pour la Recherche sur l’Alzheimer

Créée en 2009, l’APRA est une association à but non lucratif, reconnue d’intérêt général et inscrite au registre du commerce de Genève. 

Sa vocation est de soutenir en Suisse, plus spécifiquement à Genève, des projets de recherche fondamentale et clinique dans le domaine des neuropathologies.

Pour ce faire, l’APRA lève des fonds pour des projets spécifiques, validés par son comité scientifique, composé d’éminents spécialistes européens.

L’APRA reste également à l’écoute de projets internationaux déterminants pour ladite recherche.

La maladie vécue de l’intérieur

Diagnostiqué en 1995, l’artiste américain William Utermohlen (1933 – 2007) raconte la maladie pendant 5 ans, sous forme d’autoportraits. C’est une véritable plongée dans l’inextricable labyrinthe dans lequel cette affliction entraîne ses victimes.

crédit images: Utermohlen/GV Art

Durant cette période, il représente progressivement la perte de contrôle, la détresse, la solitude. Au fur et à mesure que la maladie s’infiltre dans son cerveau, son art évolue. Les perspectives s’effacent, les courbes se font plus abstraites et les détails se fondent les uns avec les autres.

Le docteur Bruce Miller, neurologue à l’Université de Californie, étudie l’exercice de la créativité sur les patients atteints de maladies neurodégénératives. Selon lui, la démarche d’Utermohlen est particulièrement significative « Alzheimer affecte la partie droite du cerveau, celle-là même qui est décisive pour visualiser les choses de manière interne avant de les reproduire sur une toile. Les oeuvres deviennent plus abstraites, les images plus floues, plus surréalistes. Parfois, les patients utilisent des couleurs subtiles »

L’autoportrait est un exercice délicat pour un artiste puisqu’il s’agit de s’observer, de se représenter et de renvoyer sa propre image sur une toile, de se dessiner tel que l’on se voit.

Il est difficile de savoir si les altérations progressives de ses portraits sont le produit de la dégradation de ses capacités artistiques ou le résultat de changements psychologiques; quoi qu’il en soit, elles traduisent le tourment émotionnel d’un patient qui peu à peu, voit son esprit lui échapper.

William Utermohlen décède en 2007 des suites de sa maladie. Patricia Utermohlen, son épouse, aura ces quelques mots pour un journaliste « Pour moi il est mort en 2000 lorsqu’il ne pouvait plus dessiner. Il est effectivement mort en 2007 mais ce n’était plus lui à ce moment là ».


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