Conférence publique, jeudi 10 novembre 2016, 17h à 19h30

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Programme :

17h Messages de bienvenue

  • Pr Giovanni B. Frisoni, médecin-adjoint agrégé, responsable de la consultation de la mémoire, HUG. Faculté de médecine, UNIGE
  • Dr Idris Guessous, médecin-adjoint agrégé, responsable de l’unité d’épidémiologie populationnelle, service de médecine de prémier recours, HUG. Faculté de médecine, UNIGE
  • Pr Alain Gervaix, médecin-chef de service urgences pédiatriques, HUG. Vice-doyen Médecine Humanitaire et Internationale, Faculté de médecine, UNIGE
  • Bertrand Levrat, directeur général des HUG

Modérateur : Dr Idris Guessous
17h15    EPAD and AMYPAD : the future of Alzheimer’s care is today *
Pr Frederick Barkhof, Professor of Neuroradiology, Dept of Brain repair & Rehabiliation, Institutes of Neurology and Biomedical Engineering, UCL, London.  Dept of Radiology & Nuclear Medicine VU University Medical Centre, Amsterdam

17h35    Troubles de mémoire et maladie d’Alzheimer : un défi global entre styles de vie et médicaments
Pr Emiliano Albanese, médecin-adjoint, service de psycho-gériatrie HUG et directeur du centre collaborateur de l’OMS pour la formation et la recherche en santé mentale, département de psychisatrie, faculté de médecine, UNIGE

17h50    Genève et Lausanne, Lausanne et Genève : au-delà de la tradition, vers les besoins de la population
Pr Jean-François Démonet, directeur du Centre Leenaards de la mémoire – CHUV (DNC). Faculté de médecine, UNIGE

18h05    Drugs against the molecular pathology  : hope and reality*
Pr Thomas Leyhe, médecin-chef, Centre pour la psychiatrie gériatrique, Hôpital psychiatrique universitaire, Bâle

18h20   Les craintes, les troubles et la maladie chez le bureau du généraliste
Dr Abbas Terki, médecin généraliste, Genève

18h35   Observer pour mieux soigner : le Bus Santé au service de la population genevoise
Dr Idris Guessous, médecin-adjoint agrégé, responsable de l’unité d’épidémiologie populationnelle, service de médecine de prémier recours, HUG. Faculté de médecine, UNIGE

18h50    La stratégie cantonale de Genève face aux démences
Mauro Poggia, conseiller d’Etat chargé du département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé

19h10    Apéritif

Lieu : 
Auditoire Marcel-Jenny, HUG, rue Gabrielle Perret-Gentil 4, 1205 Genève

Inscription :
Conférence gratuite, inscription obligatoire sur l’onglet « Inscription »

Programme détaillé

La maladie d’Alzheimer, un raz-de-marée en puissance, selon l’OMS

La maladie d’Alzheimer a un coût de plus en plus élevé pour la société. Elle doit bénéficier d’une plus grande priorité dans l’agenda international, selon l’OMS a affirmé mardi la directrice générale de l’OMS Margaret Chan. Plus de 47 millions de personnes souffrent de démence dans le monde. Le nombre de cas devrait doubler d’ici 20 ans avec le vieillissement de la population

La maladie d’Alzheimer a un coût de plus en plus élevé pour la société. Elle doit bénéficier d’une plus grande priorité dans l’agenda international, a affirmé mardi la directrice générale de l’OMS Margaret Chan. La dirigeante de l’agence de l’ONU a lancé un appel à l’action, au terme d’une conférence de deux jours à Genève. Plus de 70 pays y ont participé, dont une forte délégation de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

Plus de 47 millions de personnes souffrent de démence dans le monde, a précisé Margaret Chan. Le nombre de cas devrait doubler d’ici 20 ans avec le vieillissement de la population. Les coûts de cette maladie ont été évalués en 2010 à 604 milliards de dollars par an. Et ils ne cessent d’augmenter, a averti Margaret Chan. «Mais nous n’avons pas de plan disponible et détaillé pour répondre à ce raz-de-marée» des cas de démence, a-t-elle constaté. Environ 60% des cas sont recensés dans les pays à bas et moyen revenu dont les capacités sont très insuffisantes.

La directrice générale de l’OMS a relevé que beaucoup de familles doivent payer les soins de leur poche. Elles doivent s’occuper elles-mêmes des malades, ce qui implique une énorme charge psychologique et financière. «Aider une personne atteinte de démence est un emploi à plein temps», a affirmé Margaret Chan.

«Je ne vois pas d’autre maladie qui ait un impact aussi grave sur la perte d’autonomie et la nécessité de recevoir des soins, le fardeau subi par les familles et les communautés», a souligné la représentante de l’ONU. «Je ne vois pas non plus d’autre maladie où le besoin de recherche et d’innovation est plus grand», a-t-elle ajouté. En décembre 2013, une conférence a fixé comme objectif de doubler les fonds disponibles pour la recherche sur la démence d’ici 2025.

Mais, après des échecs coûteux, l’industrie pharmaceutique est en train d’abandonner la recherche pour un traitement de la maladie d’Alzheimer. Les projets sont reportés en raison de ces risques, a constaté Margaret Chan.

«Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre. Il faut un plan d’action soutenu par un fort engagement politique et des ressources», a dit Margaret Chan. «Si nous n’avons pas les moyens de stopper actuellement ce raz-de-marée, nous pouvons néanmoins atténuer son impact», a-t-elle conclu.

La démence se traduit par une sérieuse réduction des capacités cognitives et entraîne une perte d’autonomie. Les fonctions cérébrales particulièrement atteintes peuvent être la mémoire, l’attention et le langage.

Source: Le Temps