La maladie d’Alzheimer, bientôt plus une fatalité?

 

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© Getty

Alzheimer. Ils ne sont pas encore sur le marché, mais les premiers médicaments appelés à ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer ou, mieux, à la stopper sont en préparation avancée.

Celui qui a assisté, épuisé, à la lente extinction d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, finalement emporté non pas par la démence, mais par une pneumonie ou par une infection à la suite d’escarres devenues impossibles à soigner, comprend le besoin urgent de traitements contre une maladie qui préoccupe désormais aussi l’Organisation mondiale de la santé (OMS)…

Lire l’article complet de Willy Boder / Hebo

Une découverte azuréenne va-t-elle relancer l’espoir dans la recherche sur Alzheimer?

CNRS IPMC DE SOPHIA ANTIPOLIS LE DR MARIE AINSI QUE SON EQUIPE TRAVAILLENT SUR UNE NOUVELLE MOLECULE CONTRE LA MALADIE D'ALZHEIMER - Photo Nice-Matin / Patrick Clementé
CNRS IPMC DE SOPHIA ANTIPOLIS
LE DR MARIE AINSI QUE SON EQUIPE TRAVAILLENT SUR UNE NOUVELLE MOLECULE CONTRE LA MALADIE D’ALZHEIMER – Photo Nice-Matin / Patrick Clementé

Passé inaperçu pendant 30 ans, l’amyloïde-êta perturbe les fonctions neuronales. Sa découverte par une équipe de chercheurs de Sophia-Antipolis pourrait avoir des conséquences sur certains essais cliniques en cours. 

Le bêta amyloïde était jusqu’à ce jour considéré comme le principal suspect, voire le seul impliqué dans les effets dévastateurs sur le cerveau de l’une des maladies les plus redoutées: Alzheimer.

Ainsi, depuis 30 ans, la plupart des recherches, mais aussi des essais cliniques ciblent ce fameux peptide avec l’espoir d’empêcher ou de corriger son accumulation néfaste dans le cerveau.

Aucun de ces travaux n’a pour l’heure abouti à la mise au point d’un traitement efficace, même si quelques études en cours sont encourageantes.

C’est dans ce contexte – un peu morose- qu’est publiée lundi par la prestigieuse revue Nature la découverte majeure réalisée par une équipe sophipolitaine (IPMC-CNRS) conduite par Hélène Marie.

Que révèle-t-elle? Que le bêta amyloïde, sur lequel tous les regards sont braqués, n’est pas le seul acteur de cette sombre histoire d’Alzheimer. Sans que personne en 30 ans n’ait jamais soupçonné son existence, un autre peptide, qui pourrait se révéler aussi dangereux, exerce ses effets toxiques dans le cerveau.

Un véritable coup de tonnerre qui devrait permettre aux « enquêteurs » de mieux comprendre les raisons des échecs de certains essais cliniques, mais surtout de progresser sur la piste thérapeutique.

Source: Nice Matin

Plus d’info en anglais:
Alzheimer’s disease: Overlooked for 30 years, there is a new kid on the block.

 

 

Vers un traitement plus précoce de la maladie d’Alzheimer

Grâce à une nouvelle technique d’imagerie, des chercheurs de l’EPFL et de l’Université de Genève ont mis à jour la manière dont les différentes zones du cerveau interagissent entre elles. La découverte pourrait servir au diagnostic précoce d’Alzheimer.

Source: Nature Communications
Source: Nature Communications

En observant les flux sanguins, il est possible de déterminer quelles parties de la boîte crânienne sont activées et comment elles collaborent, a indiqué ce vendredi 17 juillet l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.

En observant des individus en bonne santé et au repos, les scientifiques ont identifié treize réseaux principaux actifs dans le cerveau. Quatre de ceux-ci travaillent simultanément en moyenne. «Jusqu’ici, on pensait que les zones s’activaient en alternance et avec peu de coordination», précise le professeur Dimitri Van De Ville.

Troubles du spectre autistique

La maladie d’Alzheimer se caractérise par une dégradation de plusieurs réseaux de neurones à différents endroits du cerveau, avant même l’apparition de signes cliniques. Publiée dans la revue Nature Communications, la découverte ouvre la voie à un traitement précoce de cette pathologie et des autres maladies neurologiques.

Coauteur de la recherche, Isik Karahanoglu utilise la même technique d’imagerie pour mieux comprendre certains troubles qui gravitent autour de l’autisme. (ats/Newsnet)

 

Résultat du tirage de la loterie de la soirée 7* pour la Recherche en faveur de l’Association Suisse pour la Recherche sur Alzheimer

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Coordonnées pour retirer les lots : Claudia de Carvalho et Julien Favre-Dérez – 7, rue Versonnex, 1207 Genève.
Tél: 022 544 25 33, email: cdecarvalho@recherchealzheimer.ch et jfavre@recherchealzheimer.ch

 Les lots sont à disposition jusqu’au 23 décembre 2015. Les lots non réclamés seront remis en jeu durant la prochaine édition.

 

Le diagnostic progresse, pas (encore) les traitements

D’après une communication du Professeur Bruno Dubois, directeur de l’Institut de la Mémoire et de la Maladie d’Alzheimer (IM2A) et président du Comité scientifique de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer, lors des Entretiens de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer du 4 avril à la Maison de la Chimie.

Il est aujourd’hui possible de poser le diagnostic de maladie d’Alzheimer avec une quasi certitude. Cette grande avancée contraste avec les résultats pour l’instant assez décevants des médicaments candidats.

Les troubles de la mémoire sont très fréquents avec l’avancée en âge. Plus de la moitié des personnes de 65 ans et plus seraient concernées* ! Le plus souvent, il s’agit d’une plainte de mémoire banale, très fréquente, liée à l’âge et aux troubles attentionnels. Mais cela peut aussi être un symptôme d’une maladie d’Alzheimer débutante. Avant 2007, les médecins ne pouvaient l’affirmer de façon certaine. Ils devaient d’abord éliminer toutes les autres causes possibles de troubles de la mémoire par différents examens, avant de poser le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

PET IRM

Une ère nouvelle dès maintenant…

La donne a totalement changé avec la découverte de biomarqueurs spécifiques qui sont les signatures de la maladie. C’est comme l’augmentation du taux de sucre dans le sang (glycémie) qui permet d’authentifier l’existence d’un diabète. Dans la maladie d’Alzheimer, les marqueurs sont au nombimage cerveaure de trois. Le PET-SCAN, un examen qui permet d’obtenir des images du cerveau et de son fonctionnement, montre la présence de plaques amyloïdes. L’IRM cérébrale décèle une atrophie caractéristique de certaines régions du cerveau, tel l’hippocampe. L’examen du liquide céphalo-rachidien, obtenu par une simple ponction lombaire, révèle une diminution de la protéine amyloïde et une augmentation de la protéine tau. Ces trois examens sont désormais pratiqués dans la plupart des centres experts de la maladie d’Alzheimer en France. C’est une avancée considérable pour le diagnostic.

… et un espoir pour demain !

Ces marqueurs possèdent aussi un immense intérêt en matière de traitement. Grâce à eux, il devient possible de tester un nouveau médicament sur les personnes atteintes de façon certaine de la maladie, et seulement sur elles. A l’étape de leur recrutement dans un nouvel essai clinique, comme tout au long de leur suivi, l’utilisation des marqueurs permet de fiabiliser les résultats obtenus. Qu’ils soient positifs ou négatifs, le doute n’est plus permis ! Ce n’était pas le cas jusqu’à présent.

* Cohorte Paquid

LA DIÉTÉTIQUE DU CERVEAU OU COMMENT BIEN MANGER POUR BIEN PENSER

D’après une communication du Docteur Jean-Marie Bourre, membre de l’Académie de Médecine, aux Entretiens de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer le 4 avril 2013 à la Maison de la Chimie.

Comment s’alimenter pour bien nourrir son cerveau et retarder son vieillissement ? Les chercheurs nous incitent à nous laisser guider par la variété et le plaisir !

Pour fonctionner au mieux de ses possibilités à chaque instant, le cerveau a d’abord besoin de sucres ou de glucides. C’est la source première d’énergie des neurones. Pour ne pas risquer la panne cérébrale par manque de carburant, il faut manger des glucides lents, comme le pain ou les pâtes, aux trois repas. Ainsi, le taux de sucre dans le sang reste suffisant à tout moment. A contrario, une personne âgée qui fait un petit-déjeuner sans tartines voit ses performances intellectuelles se réduire comme peau de chagrin dans les heures qui suivent !

Faire les bons choix

200570730-001Le cerveau a également besoin d’acides aminés essentiels que le corps ne sait pas fabriquer. On les trouve dans les protéines. Celles d’origine animale (viandes, produits de la mer, œufs, produits laitiers) sont presque toujours de meilleure qualité, sur le plan nutritionnel, que les protéines végétales (le soja par exemple). A partir de la cinquantaine, l’idéal consiste à manger 60% de sa ration quotidienne de protéines au déjeuner. Il ne faut pas oublier le zinc des huîtres, du foie de veau ou des germes de blé, qui participe notamment à la perception du goût des aliments. Sans zinc, le plaisir alimentaire s’émousse ! Dès lors, on mange moins et notre cerveau peine à trouver tout ce dont il a besoin pour exploiter pleinement ses capacités… Le fer est un autre oligoélément primordial pour nos neurones. Plutôt que d’imiter Popeye et de manger des épinards, la science nous incite à privilégier le fer d’origine animale, celui du boudin noir ou de la viande rouge par exemple. Il est dix fois mieux absorbé.

76850011Des atouts à tout âge

Un dernier ingrédient crucial :  Les graisses ou lipides, parce qu’ils contiennent des acides gras essentiels. Les fameux acides gras oméga 3 des poissons et des huiles de colza ou de noix, en font partie. Ils jouent un rôle considérable dans la construction du cerveau dans l’enfance, mais aussi dans son fonctionnement et son maintien à l’âge adulte. La preuve :  Consommer du poisson « souvent », soit quatre fois par semaine, réduit de moitié le risque de démence !

La maladie d’Alzheimer – Vidéo Dailymotion

La maladie d’Alzheimer par HUG