L’Alzheimer pourrait être lié à une meilleure hygiène selon des scientifiques

clean handsUn article paru dans « The Guardian » le 4 septembre 2013 parle d’une recherche dans 192 pays qui arrive sur une conclusion que l’amélioriation du système d’hygiène pourrait augmenter le nombre de cas d’Alzheimer. Les scientifiques on lié « l’hypothèse de l’hygiène » – l’idée qu’une manque d’exposition au germes, aux virus et aux parasites endommage note système immunitaire – au taux d’augmentation de la maladie dans des pays riches.

Des preuves montrent que dans des pays avec un risque d’infection relativement bas il y a plus de personnes qui souffrent d’Alzheimer. La Suisse et l’Islande, avec des taux d’infection très bas, sont atteint par l’Alzheimer beaucoup plus que la Chine ou le Ghana (12% de cas de plus ).

James Pickett, directeur de la recherche pour l’Alzheimer’s Society, assure estime que la théorie de l’hygiène, avancée par l’équipe, « est intéressante » et est « en vague adéquation avec les liens que l’on connait entre la maladie et les inflammations ». »Il est toujours difficile de mettre le doigt sur un facteur et cette étude n’élimine pas le rôle de nombreux éléments comme le régime alimentaire, l’éducation, la santé ».

Selon James Pickett, la meilleure façon pour réduire le risque de cette maladie est encore et toujours « de manger sainement, de faire de l’exercice, de ne pas fumer et de surveiller sa pression sanguine et son cholestérol ».

Pour lire l’article du Guardian, en anglais: Alzheimer’s may be linked to better hygiene, say scientists

Le rapport de la recherche sur lequel se base l’article a été publié dans le magazine « Evolution, Medicine and public health » (en anglais)

Video: Dr. Molly Fox discusses her research on the link between hygiene and Alzheimer’s

Vaccin contre la maladie d’Alzheimer: les hôpitaux de Genève et Bâle participent à une étude

Pr Panteleimon  Giannakopoulos
Pr Panteleimon Giannakopoulos

Vaccin contre la maladie d’Alzheimer: les hôpitaux de Genève et Bâle participent à une étude (cliquer pour voir le reportage)

Le Professeur Giannakopoulos, chef du département de santé mentale et de psychiatrie des HUG, explique les détails de cette recherche menée à l’échelle internationale qui exploite la piste de la prévention. Un espoir dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer laquelle constitue la forme la plus courante de démence en Suisse.

Le diagnostic progresse, pas (encore) les traitements

D’après une communication du Professeur Bruno Dubois, directeur de l’Institut de la Mémoire et de la Maladie d’Alzheimer (IM2A) et président du Comité scientifique de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer, lors des Entretiens de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer du 4 avril à la Maison de la Chimie.

Il est aujourd’hui possible de poser le diagnostic de maladie d’Alzheimer avec une quasi certitude. Cette grande avancée contraste avec les résultats pour l’instant assez décevants des médicaments candidats.

Les troubles de la mémoire sont très fréquents avec l’avancée en âge. Plus de la moitié des personnes de 65 ans et plus seraient concernées* ! Le plus souvent, il s’agit d’une plainte de mémoire banale, très fréquente, liée à l’âge et aux troubles attentionnels. Mais cela peut aussi être un symptôme d’une maladie d’Alzheimer débutante. Avant 2007, les médecins ne pouvaient l’affirmer de façon certaine. Ils devaient d’abord éliminer toutes les autres causes possibles de troubles de la mémoire par différents examens, avant de poser le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

PET IRM

Une ère nouvelle dès maintenant…

La donne a totalement changé avec la découverte de biomarqueurs spécifiques qui sont les signatures de la maladie. C’est comme l’augmentation du taux de sucre dans le sang (glycémie) qui permet d’authentifier l’existence d’un diabète. Dans la maladie d’Alzheimer, les marqueurs sont au nombimage cerveaure de trois. Le PET-SCAN, un examen qui permet d’obtenir des images du cerveau et de son fonctionnement, montre la présence de plaques amyloïdes. L’IRM cérébrale décèle une atrophie caractéristique de certaines régions du cerveau, tel l’hippocampe. L’examen du liquide céphalo-rachidien, obtenu par une simple ponction lombaire, révèle une diminution de la protéine amyloïde et une augmentation de la protéine tau. Ces trois examens sont désormais pratiqués dans la plupart des centres experts de la maladie d’Alzheimer en France. C’est une avancée considérable pour le diagnostic.

… et un espoir pour demain !

Ces marqueurs possèdent aussi un immense intérêt en matière de traitement. Grâce à eux, il devient possible de tester un nouveau médicament sur les personnes atteintes de façon certaine de la maladie, et seulement sur elles. A l’étape de leur recrutement dans un nouvel essai clinique, comme tout au long de leur suivi, l’utilisation des marqueurs permet de fiabiliser les résultats obtenus. Qu’ils soient positifs ou négatifs, le doute n’est plus permis ! Ce n’était pas le cas jusqu’à présent.

* Cohorte Paquid

La tête en l’air

Tête en l'airRésumé:
Après une vie professionnelle bien remplie, la mémoire d’Emilio lui  joue des tours. La maison de retraite devient alors une évidence. Il y rencontre
Miguel avec qui il se lie d’amitié. A ses côtés, Emilio découvre un nouvel  univers. Ses nouveaux amis sont pleins de fantaisie, ont des souvenirs aussi
riches que variés, mais ont aussi leurs petites défaillances dues aux effets du  temps. Alors que des premiers signes de la maladie d’Alzheimer apparaissent chez
Emilio, Miguel et ses amis vont se mobiliser pour éviter son transfert à  « l’étage des causes perdues », le dernier étage tant redouté de la maison de
retraite. Leurs stratagèmes vont rythmer leurs journées et apporter humour et tendresse à leur quotidien.

Télécharger la « Tête en l’air » Télécharger "Tête en l'air"

Scanner U-Spect- projet financé

U-Spect

U-Spect

Un Scanner U-SPECT et un EEG-128 canaux – Département de santé mentale et de psychiatrie des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG)

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De grandes avancées et des espoirs

D’après une communication du Pr Bruno Dubois, président du Comité Scientifique de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer, aux Entretiens de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer.

Les mécanismes de la maladie d’Alzheimer sont bien mieux connus et son diagnostic a fait d’énormes progrès. La situation est plus décevante pour le développement de nouveaux médicaments, mais des pistes prometteuses se font jour.

L’enchainement des évènements qui conduisent à la maladie d’Alzheimer est en grande partie décrypté. Tout commence par la formation d’une protéine anormale, la protéine amyloïde. Son accumulation provoque la formation de plaques dans le cerveau. Elle modifie le fonctionnement des neurones, avec la formation de dégénérescences et la mort de certains neurones. Cette mort neuronale se traduit par une atrophie de zones du cerveau comme l’hippocampe. Elle se manifeste par des troubles de mémoire.

Enfin un diagnostic plus sûr

Les progrès considérables réalisés ces dernières années font qu’il est aujourd’hui possible de détecter chacun de ces évènements. Les plaques amyloïdes peuvent être étudiées par PET scan, qui permet d’obtenir des images du cerveau et de son fonctionnement. Un changement  de concentration de protéines anormales est décelable dans le liquide céphalorachidien, après ponction lombaire. L’atrophie de l’hippocampe est visible à l’IRM et il existe des tests qui décèlent les troubles de mémoire spécifiques. Ainsi, on peut désormais poser de façon quasi certaine le diagnostic de la maladie. C’est une véritable révolution. Continuer à lire … « De grandes avancées et des espoirs »

LA DIÉTÉTIQUE DU CERVEAU OU COMMENT BIEN MANGER POUR BIEN PENSER

D’après une communication du Docteur Jean-Marie Bourre, membre de l’Académie de Médecine, aux Entretiens de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer le 4 avril 2013 à la Maison de la Chimie.

Comment s’alimenter pour bien nourrir son cerveau et retarder son vieillissement ? Les chercheurs nous incitent à nous laisser guider par la variété et le plaisir !

Pour fonctionner au mieux de ses possibilités à chaque instant, le cerveau a d’abord besoin de sucres ou de glucides. C’est la source première d’énergie des neurones. Pour ne pas risquer la panne cérébrale par manque de carburant, il faut manger des glucides lents, comme le pain ou les pâtes, aux trois repas. Ainsi, le taux de sucre dans le sang reste suffisant à tout moment. A contrario, une personne âgée qui fait un petit-déjeuner sans tartines voit ses performances intellectuelles se réduire comme peau de chagrin dans les heures qui suivent !

Faire les bons choix

200570730-001Le cerveau a également besoin d’acides aminés essentiels que le corps ne sait pas fabriquer. On les trouve dans les protéines. Celles d’origine animale (viandes, produits de la mer, œufs, produits laitiers) sont presque toujours de meilleure qualité, sur le plan nutritionnel, que les protéines végétales (le soja par exemple). A partir de la cinquantaine, l’idéal consiste à manger 60% de sa ration quotidienne de protéines au déjeuner. Il ne faut pas oublier le zinc des huîtres, du foie de veau ou des germes de blé, qui participe notamment à la perception du goût des aliments. Sans zinc, le plaisir alimentaire s’émousse ! Dès lors, on mange moins et notre cerveau peine à trouver tout ce dont il a besoin pour exploiter pleinement ses capacités… Le fer est un autre oligoélément primordial pour nos neurones. Plutôt que d’imiter Popeye et de manger des épinards, la science nous incite à privilégier le fer d’origine animale, celui du boudin noir ou de la viande rouge par exemple. Il est dix fois mieux absorbé.

76850011Des atouts à tout âge

Un dernier ingrédient crucial :  Les graisses ou lipides, parce qu’ils contiennent des acides gras essentiels. Les fameux acides gras oméga 3 des poissons et des huiles de colza ou de noix, en font partie. Ils jouent un rôle considérable dans la construction du cerveau dans l’enfance, mais aussi dans son fonctionnement et son maintien à l’âge adulte. La preuve :  Consommer du poisson « souvent », soit quatre fois par semaine, réduit de moitié le risque de démence !